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Ferdinand Ferber 1862 / 1909 |
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Ferdinand Ferber est l'un des premiers constructeurs de planeur puis d'avion dans le monde, d'abord à titre privé, puis comme ingénieur de la société Antoinette. Ses travaux sur la stabilité en vol des plus lourds que l'air, ont apporté une contribution importante aux progrès de l'aviation naissante. |
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Ferdinand Ferber naît à Lyon, le 8 février 1862.
Très brillants élèves, il réussit les concours d'entrée de plusieurs grandes écoles ; il choisit polytechnique qu'il termine à l'âge de 20 ans, puis suit les cours de l'école d'application de l'artillerie de Fontainebleau. D'abord en garnison à Clermont-Ferrand, Ferdinand Ferber est affecté en 1893 à Belfort, où il est nommé capitaine. Ayant obtenu une licence de sciences en 1896, il devient alors professeur de balistique à l'école d'application du génie et de l'artillerie. C'est par hasard qu'il prend connaissance des réalisations d'Otto Lilienthal, dans le numéro un de la revue Illustrierte Zeitung. Dès lors, l'aviation devient une réelle passion.
Grand admirateur de Lilienthal , il se proclame son élève et son disciple Comme Otto Lilienthal , Ferber étudie le vol des oiseaux, dont il cherche à décomposer le mouvement. Méthodique, ils fabrique d'abord un modèle réduit , puis un premier planeur grandeur nature. Très léger, ce dernier ne pèse que 30 kilos pour une envergure de 8 m et une surface alaire de 25 m². L'appareil est essayé avec des résultats probants en 1899, sur le terrain de sa propriété de Rue, en Suisse.
Militaire de carrière, il n'a en principe pas le droit d'exercer d'autres activités, c'est pourquoi il prend le pseudonyme de Ferdinand de Rue, afin de pouvoir se consacrer librement à ces expériences. Pour tenter de résoudre le problème du centre de gravité d'un engin plus lourd que l'air, Ferber construit un nouvel aéroplane d'un poids identique au précédent, mais avec une envergure de 7 m et une surface alaire de 15 m². C'est un échec : l'appareil ne parvient pas à voler avec son pilote. Nommé chef de bataillon à Nice, en 1901, Ferdinand Ferber fait aménager sur le grand terrain autour de sa villa une plate-forme pour faire évoluer ses planeurs. Il fait aussi monter une grue à tour et à flèche qui permet d'étudier le comportement de ses planeurs en vol captifs. grâce à ce dispositif, il met au point son troisième planeur. Celui-ci a la même envergure et la même surface alaire que le précédent , mais il pèse 80 kilos au lieu de 30 kilos. Ses vols sur ce planeur permettent à Ferber de mettre en évidence la résistance de l'air à l'avancement d'un objet. Il adressera des communications sur le sujet à l'Académie des sciences le 25 mars 1907. conscient que l'aéronautique ne progressera et ne se répandra que grâce à la diffusion des travaux des pionniers, Ferber entretient des relations avec nombre d'entre eux : Octave Chanute , les frères Wright , et Nieuport en particulier. Lui-même est un ardent propagandiste de l'aviation qu'il fait connaître par ses conférences et ses expériences. Gabriel Voisin semble avoir attrapé le virus de l'aviation après avoir assisté à l'une de ces conférences, à Lyon, le 30 janvier 1904. Scientifiques avant tout, le hardi pionnier fait preuve d'esprit critique : c'est ainsi que, fervent partisans des monoplans conçus par Lilienthal, il s'oriente néanmoins très vite vers les biplans, sous l'influence d'Octave Chanute.
Le 9 mai 1904, à la demande du colonel Renard, Ferdinand Ferber rejoint le centre d'aérostation militaire de Chalais-Meudon . Il peut y poursuivre officiellement toutes ces expériences, car elles intéressent désormais l'armée. C'est là qu'il imagine de doter ces appareils de roues et qu'il étudie minutieusement la position assise du pilote. Le 27 mai 1905, Ferber arrache du seul son premier aéroplane motorisé. Ce biplan Ferber N° VI est doté d'un moteur Buchet. C'est là aussi qu'il met au point un dispositif d'actionnement des gouvernes, qui préfigure le futur manche à balai. En 1906, Ferber obtient sa mise en disponibilité pour trois ans, afin de poursuivre ses recherches à titre privé, mais toujours à Chalais-Meudon. À l'automne 1906, Ferdinand Ferber dispose d'un nouveau biplan, le N° VIII , plus perfectionné, car munis d'un léger moteur Levavasseur Antoinette, actionnant deux hélices contrarotatives de 2 m de diamètre. L'appareil, le premier à être équipé de ce moteur de 24 chevaux est malheureusement détruit par une tempête à Issy-les-Moulineaux, le 19 novembre 1906 ; Ferber n'avait pas trouvé de hangars pour l'abriter. c'est le Brésilien Santos-Dumont qui y parviendra en réalisant un modeste vol de 7 m, à Bagatelle, le 13 septembre 1906. Ferdinand Ferber traverse une période de découragement d'autant plus grande qu'il n'a plus le soutien des responsables du centre de Chalais-Meudon. Le 14 juillet 1908, Ferber renoue enfin avec le succès : le pilote Legagneux survole le polygone d'Issy-les-Moulineaux avec son nouveau biplan le N° IX, doté d'un moteur Antoinette de 50 chevaux.
l'exploit passe presque inaperçue car, depuis 1906, plusieurs aviateurs se sont élevés dans le ciel d'Europe : Farman , Delagrange , et Blériot. Néanmoins, Ferber et réussi 260 sauts de puce ou glissades plus ou moins prolongée en 1908. Le salon de l'aéronautique de 1908 le consacre comme la 10 principaux pionniers de l'aviation. Le Ferber N° IX , à ossature de bambou ligaturé, possède déjà un gouvernail de profondeur et un stabilisateur horizontal surmonté d'un empennage vertical fixe. Toujours piloté par Legagneux, il vole sur une distance de 256 m le 19 août 1908, puis de 500 m le 19 septembre. En 1908,Ferdinand Ferber entre à la société Antoinette, dirigé par Jules Gastambide et Léon Levavasseur. En fait, il a déjà participé en 1907 à la création du premier aéroplane Antoinette : le monoplan Antoinette N°1, a aile ovale et profil à double courbure. Il n'a pas de haubans, une caractéristique rare à l'époque . il ne sera jamais terminé. L'Antoinette N°II ou Gastambide-Mangin, présenté en février 1908, doit aussi beaucoup à Ferber pour sa conception, de même que les trois avions Antoinette suivant. En 1909, sous son pseudonyme de de Rue , Ferber effectue de nombreux vols à Vichy, sur le l'aérodrome de Juvisy et à Boulogne-sur-Mer où il se tuera dans un accident la même année.
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Ferdinand Ferber , un homme qui eu le mérite de faire avancer la grande odyssée tout en menant une carrière de militaire , pilote et concepteur. Son nom ne figurera pas , comme beaucoup d'autres pionniers , parmi les grands de ce monde et pourtant ... |